Interview d’un trader de bookmaker

Notre équipe à rencontré Jérôme, 26 ans, trader professionnel depuis quelques années, pour un célèbre site de paris sportifs en ligne. Il nous fait découvrir toutes les facettes de son métier à travers cette interview.

Jérôme bonjour. Vous êtes trader depuis deux ans désormais, chez un bookmaker dont on taira le nom par principe de confidentialité. Pouvez-nous nous en dire plus sur les cotes ? Comment arrivent-elles en ligne ?

Bonjour. Bien, il faut savoir que les cotes sont, à la base, calculées de façon mathématique. Les statistiques des équipes et/ou joueurs sont analysées au vu des 5 dernières années. Le vrai « trader » à proprement dit établit donc les cotes d’une ligue ou d’une rencontre selon un calcul mathématique. Il faut savoir que les vrais traders sont en voie de disparition, depuis l’arrivée d’une si grande concurrence. La plupart des bookmakers n’ont plus de véritables traders et se contente désormais de s’aligner sur le marché en suivant plus ou moins tel ou tel bookmaker. Cela représente un gain de temps conséquent et permet d’éviter les gros risques de pertes. De plus, BetRadar nous rend la vie tellement plus facile.

Qu’est-ce que BetRadar exactement ?

On peut dire que BetRadar est la Bible des bookmakers. Les traders ne peuvent quasiment plus travailler sans ce logiciel. Betradar vous permet de connaître tous les évènements à venir, couverts par les bookmakers. En cliquant sur un sport, puis un pays, puis une ligue particulière, vous pouvez voir s’afficher combien de bookmakers sont déjà sur le marché, et avec quel prix. Il est ensuite très facile d’entrer sur le marché et d’ajuster son prix selon la politique de la boîte.
Dans un 2e temps, BetRadar vous alerte quand votre ou vos cotes sont trop au dessus, ou trop en dessous du prix moyen du marché. Vous êtes donc conscients de toutes les grosses variations qui s’opèrent pendant la journée. Vous avez aussi la possibilité de consulter tous les derniers changements enregistrés chez un bookmaker. Prenons un exemple concret :
Je suis un bookmaker très présent sur le marché français et mes cotes sur Chelsea – Liverpool sont 2,20 – 3,30 – 3,10. Imaginons que mon principal concurrent soit BetClic.com. Grâce à BetRadar, je vais découvrir non seulement quel prix offre BetClic sur ce match, mais aussi avec quelle cote ils sont entrés sur le marché et comment cette cote a évolué (combien de changements, à quelle heure, pour quelle cote…). Je vais donc m’aider des informations sur mon concurrent en toute légalité.

Et en cas d’erreur sur vos cotes ? J’imagine que ça peut arriver ?

Bien sûr. L’erreur est humaine. En rentrant une cote, il est vite arrivé de taper un autre chiffre que celui voulu. Là encore, BetRadar vous alerte, puisque votre prix sera en dehors du marché. A vous alors de le changer avant qu’un pari ne soit placé dessus. Si un joueur à déjà parié dessus, tout dépendra de l’erreur. Si les cotes ont été complètement inversées, beaucoup de bookmakers ne valident pas votre pari et vous rendent votre mise. Consultez les termes et conditions de votre bookmaker pour en savoir plus, les situations diffèrent selon les sites.

Quelle procédure suivez-vous pour mettre vos cotes en ligne ?

En fonction de la politique de la boîte, les traders vont entrer sur le marché de différentes manières. Beaucoup, pour commencer, s’alignent sur la moyenne générale tout en restant compétitif face aux concurrents directs. D’autres cependant, avec plus d’expérience, préfèrent suivre certains bookmakers plutôt que d’autres, selon les ligues et le sport. Prenons là encore un exemple:
Je suis un bookmaker quelconque et je décide d’offrir la Ligue 1 finlandaise de football. En consultant BetRadar, peu m’importe d’y voir mes concurrents. Je vais préférer attendre qu’un bookmaker nordique arrive sur le marché, et j’ai mes préférences. Je vais décider d’attendre NordicBet par exemple, car j’estime qu’il sera le mieux placé pour couvrir l’évènement. Ensuite, je m’attacherai à ajuster mon prix selon le pourcentage de profit (ou pourcentage de bookmaker) que l’on accorde à cette ligue particulière, tout en gardant un œil sur ce qu’offrent mes concurrents.

Qu’est-ce que le pourcentage de profit ?

Le pourcentage de profit s’applique aux bookmakers. En anglais il est appelé « Book Percentage ». Il est déterminé de telle sorte à ce qu’un événement rapporte de l’argent au bookmaker. Si le pourcentage de profit est égal à 100%, alors il existera un moyen pour le joueur de parier sans perdre, mais sans gagner non plus (aucune utilité). Si ce pourcentage descend en-dessous des 100%, le joueur pourra alors établir un Surebet. Au-dessus de ces 100%, le joueur pourra miser autant qu’il voudra, sur n’importe quelle cote, il ne sera jamais sûr de gagner. Évidemment, jamais un bookmaker n’offrira un pourcentage de profit inférieur à 100%. Si vous en trouvez un, misez de suite !! En suivant cette logique, on sait donc que plus le pourcentage se rapproche de la limite (100%) et plus les cotes seront attractives et compétitives. Pour information, un pourcentage à 106% est un très bon chiffre, vous ne verrez que très très peu d’évènements qui vous offrent mieux. A l’inverse, 115 ou 120% sont des cotes peu intéressantes, et c’est ce qu’offrait Cote&Match à une époque…
En résumé, ce pourcentage bookmaker représente la compétitivité de ce bookmaker sur le marché en question.

Ce pourcentage varie-t-il ? Et comment ?

Ce pourcentage est le plus souvent établi en début de saison par le bookmaker, en interne. Les traders s’attachent ensuite à le respecter tout au long de la saison. D’une année sur l’autre, il se peut que le bookie veuille être plus compétitif sur tel ou tel marché. Dans ce cas il offrira un pourcentage plus compétitif donc plus bas.
Ce chiffre varie aussi selon les ligues et les sports. Pourquoi offrir des cotes compétitives sur un marché qu’on ne maîtrise pas ? Les marchés du football des pays de l’Est par exemple. Les cotes ne sont pas attractives car personne n’est à l’abri d’un match truqué ou autre. Ces ligues ne sont pas beaucoup médiatisées et le risque y est trop important. C’est un peu le même cas en Amérique du Sud.
Il est donc important pour le trader de respecter ce pourcentage quand il modifie des cotes. Il est quasiment impossible de ne toucher qu’une seule et unique cote sur un événement. Un changement de cote entraîne forcément d’autres modifications. Si vous baissez le favori, vous augmenterez le nul, ou l’équipe adverse…
Il existe évidemment un pourcentage attribué à chaque type de pari. Celui du Handicap est plus élevé, celui de la Mi-temps aussi…on va ici de 112 à 120% en moyenne, selon les pays et les ligues. On peut même se permettre, des fois, de changer ce pourcentage si les cotes arrivent en ligne assez tôt.

Est-il important d’arriver tôt sur le marché ? Est-ce un risque ?

Plus l’évènement est offert tôt, plus la cote pourra être élevée. En offrant dès Lundi une rencontre qui aura lieu le Samedi suivant, le risque d’avoir beaucoup d’argent rentrer sur cet événement est faible, on peut donc se permettre de fixer un prix attractif. Plus l’évènement en question approche, plus le prix sera surveillé et contrôlé. Les cotes évolueront donc selon l’argent que l’on a enregistré sur le match. Il faudra donc modifier les cotes pour éviter des grosses pertes, tout en restant compétitif avec les concurrents. En quelque sorte, il va falloir jongler avec les chiffres.
Il est très important de suivre régulièrement les cotes enregistrées tôt car ces prix sont souvent hors marché le jour J.

Quel est le meilleur moyen pour garder un œil sur l’évolution du marché ?

Je garde toujours une fenêtre Betfair ouverte. Ne jamais être au-dessus de Betfair est une autre règle en interne chez les bookmakers. Je parle ici pour les favoris, car vous pouvez très bien avoir une cote supérieure à celle de Betfair si vous n’avez pas ou très peu d’argent en jeu sur ce prix. Il faut savoir aussi que Betfair, comme les bookmakers, enregistre beaucoup d’argent sur les matchs de la journée même. Consulter Betfair 3 jours avant un événement ne vous dira rien sur le cours du marché de ce même événement.

Et pour finir Jérôme, est-ce un gros avantage d’être trader si l’on veut parier ?

Je dirais que oui. En voyant des cotes monter ou descendre à longueur de journée, on a une bonne vision générale du marché. On peut plus facilement repérer une cote hors de prix. En ayant la possibilité de vérifier les rentrées d’argent, on connaît aussi la tendance générale des parieurs. Je me rappelle avoir joué sur un match finlandais justement, après avoir vu tellement de gens parier dessus. Sans connaître l’équipe, j’ai suivi le mouvement…Certains personnes « savent » des choses ou du moins, elles en savent plus que nous. Autant se servir de leur avis !

Votre équipe finlandaise avait gagné ?

Cette fois là oui !! Mais sinon en général…on a beau avoir plus d’éléments en main pour parier, ça ne veut pas dire qu’on gagnera à tous les coups. Cependant, le métier de trader associé à une bonne analyse peut s’avérer payant !

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